Those Days.

those daysChemise inspirée d’un Acne SS13.

Il y a des jours comme ça où se réveille le matin et pis on est pas franchement motivé. On regarde par la fenêtre et le ciel est gris. Aucune lueur d’espoir. D’instinct on sait que la journée va être longue, triste et totalement perdue à faire semblant d’avoir un semblant de motivation alors qu’on a qu’une seule envie :  rester dans son lit, regarder la télé pour mater des choses complètement débiles. Ben oui, pourquoi se forcer de s’instruire avec des choses qui peuvent nous servir quand on se sent mou ?

Sauf qu’il faut se préparer, faire sa toilette et partir à ses occupations quotidiennes, comme si de rien n’était. On prend son petit-déjeuner. Un moment de silence parfait à sentir son café au lait et son croissant encore tout chaud. On se décide enfin à partir quand on a le sentiment d’avoir oublié quelque chose. Après vérification, ce qui nous est essentiel est bien là : les clés, l’ordinateur, de quoi boire et manger pour le déjeuner, son porte-monnaie, un stylo, des feuilles et sa carte Navigo.

On prend les transports en commun qui nous semblent agaçants alors qu’on est habitué aux éternels retards, lenteurs et ralentissements pour on ne sait quelle raison.

On arrive à l’université et encore plus que jamais on sent que la journée risque d’être longue. Nos amis piaillent comme d’habitude mais ça nous énerve, les autres étudiants sont toujours aussi austères mais encore plus agaçants que d’habitude. Comme si ça ne suffisait pas, le professeur qu’on a pour la journée est celui qu’on déteste le plus. Rien qu’en entrant dans la salle de classe, on n’a qu’une seule envie : repartir en courant pour ne plus jamais revenir. On se sent étouffer. Comme d’habitude, les élèves les plus motivés parlent le plus, montrent qu’ils ont bien appris leurs cours et affichent leurs savoirs avec fierté. Une envie de gifler ces têtes à claques me ferait le plus grand bien.

À un moment, pour une raison inexpliquée, le professeur remarque que vous n’êtes pas avec les autres, concentré, ou au moins faisant semblant de l’être. Il vous interroge par surprise avec une question dont vous avez la réponse au bout de la langue mais que vous semblez avoir oublié parce que vous sentez le regard de tout le monde sur vous. Vous stressez et vous sortez une réponse évasive qui d’après la réaction de l’assistance est fausse et d’une aberration tellement énorme que vous passez pour le stupide de service. Sur le moment, vous avez envie de disparaître mais aussitôt cette indifférence qui vous caractérise vous gagne. Vous décidez de faire comme si de rien n’était.

À la fin du cours, vous sortez sans dire au revoir et histoire de vous réconforter vous allez prendre un verre avec vos amis en racontant ce moment de lose total que vous venez de vivre. Vous préférez en rire plutôt qu’en faire un sujet de stress inutile parce que cette journée a décidé de mal se passer, autant donc la passer dans un semblant de bonne humeur.

Une fois à la bibliothèque, vous êtes sensé aller travailler mais une fois devant votre ordinateur entouré d’une montagne de livres supposés vous aider à faire votre travail, vous mettez vos écouteurs qui vous fait écouter la voix sublime de Woodkid et vous surfez sur le net. Vous n’avez pas envie de travailler, vous êtes fainéant, atteint de paresse intellectuelle. Vous réalisez que vous n’êtes pas dans les bonnes études, vous sentez que vous appartenez ailleurs. Un autre monde mieux que celui dans lequel vous vivez, vous attire, vous appelle de plus en plus mais vous ne savez pas comment l’atteindre, le saisir. Enfin, si vous savez mais votre manque de courage vous fait rater des occasions.

Un de vos amis vient vous voir. La curiosité lui fait vous demander sur quoi vous travaillez, mais ses yeux sont déjà sur l’écran de votre ordinateur avant que vous ayez le temps de dire ce qui vous occupe en ce moment. Il voit de la mode, des photos, Tumblr. Il vous regarde et vous demande ce que vous avez à être sur des sites qu’il qualifie d’incroyable. Vous levez les yeux au ciel en ne disant rien et vous vous replongez sur votre écran pendant qu’il est en train de se demander ce que vous faites ici au lieu de travailler.

Après vous être bien repu d’internet, vous vous décidez de peut-être travailler mais en regardant l’heure, vous réalisez qu’il est temps de rentrer. De toute façon, il est clair que vous n’aviez pas vraiment envie de travailler. En sortant de l’université, le ciel est toujours aussi gris et terne. Le temps passé dans le métro passe si vite que vous vous demandez comment vous avez fait pour descendre à votre station sans vous tromper. C’est normal, c’est la routine qui me fait agir comme un somnambule.

Une fois chez vous, vous vous jeter dans votre canapé, allumez la télé et commencer à vous gaver de yaourts ( ça vous déstresse ).

Vous enchainez films sur séries. Vous passez une agréable soirée après une horrible soirée après cette journée des plus horribles. Sincèrement, que demander d’autre après une journée des plus affreuses ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s