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Noël arrive à grand pas et je me suis dit qu’il serait bien de vous donner quelques idées cadeaux. Cliquez sur l’article qui vous correspond pour l’acheter.

Apostolic Fashion

Vous vous êtes déjà demandé le lien possible entre la religion et la mode ?

Moi, oui. Et je suis arrivé cette conclusion : la mode est une religion et la religion est un mode de vie. Mais pour arriver à cette conclusion, il ne faut pas juste se contenter de faire des jeux de mots. Ce serait bien trop facile et tout perdrait de son sens et de son intérêt.

Yves Saint Laurent considérait la mode comme un art. Un art qui ne se résumait pas juste à savoir quoi mettre pour avoir quelque chose sur le corps.

C’est un art qui a traversé les âges avec ses moments les plus grotesques mais aussi ses moments les plus beaux, les plus grandioses. La mode a inspirée un grand nombre de civilisation qui ordonnait sa société avec d’un côté les grands et de l’autres les plus humbles et pour chacun un mode vestimentaire, un moyen de se reconnaître entre gens du même monde.

Pull inspiré d'un Topshop ( cliquer sur l'image ).

De même la religion peut être considérée comme un art. L’art de se mettre au contact de ce qui n’est pas visible. Il a inspiré de grands penseurs mais aussi, sans qu’on se rende compte, la mode en elle même.

C’est grâce à la religion et à ces codes stricts qui cachait au maximum le corps de l’homme et de la femme que, les siècles évoluant, le désir de les transgresser s’est fait de plus en plus ressentir. C’est l’interdit qui a favorisé le développement d’un code de séduction de plus en plus charnel.

Comme la femme, l’homme veut et a toujours voulu plaire et séduire. Dans les siècles passés, il usait d’artifice ( comme la femme ) pour souligner sa masculinité et son charme. Mais avec l’évolution de la société et du relâchement de l’emprise de l’Église, ces codes de masculinité se sont aussi aiguisés. L’homme joue avec son corps comme les vêtements qui se font de plus en plus séduisant et aguicheurs.

La religion garde quand même une place importante avec le milieux de la mode. Soit en signe de foi ou de blasphème, on use de ce qui est trop sacré pour être banalisé. Croix, bénitier et vêtements d’inspiration religieuse sont maintenant partout.

C’est en cela qu’on peut dire que la mode est une religion et de la religion un mode de vie. Le péché et l’absolution, la salut et la damnation sont aujourd’hui des thèmes récurrents dans celui du vestiaire masculin et féminin. On a pu le voir avec Alexander McQueen et avec Gareth Pugh. Sans s’en apercevoir, les interdits de la morales et des mœurs sont remis en question pour les détourner, pour entrer dans ce qui est maintenant considéré ordinaire.

Vintage Picture #2 Christian Lacroix

Christian Lacroix est un créateur qui m’intrigue beaucoup. Il fait parti des grands designers français mais il est très vite oublié comme s’il ne faisait pas le poids face à Jean-Paul Gaultier ou Yves-Saint-Laurent. Pourtant, on ne saurait l’imiter avec cette touche classique qui sait allier frivolité baroque et goût pour des couleurs parfois très vives.

En voyant cette photo et en la comparant  avec une plus actuelle, je me suis aperçu qu’il n’a rien changé à ses codes vestimentaires. Une bonne chemise qui construit et résume tout le style. Un bel homme que ce designer qui m’a beaucoup surpris par son dernier défilé homme à Paris en janvier dernier. Une collection simple et urbaine.

Le Petit Billet #16 For The Next Fall / Winter

Lolita : Que faut-il retenir de la Fashion Week féminine pour l’automne et l’hiver prochain ?

Lunettes " Wild Diva ", Roberto Cavalli.

Young Lington : Pour l’hiver prochain, la femme porte de la couleur sur des vêtements négligés en se serrant la taille comme chez Acne. Elle se la joue étudiante en Histoire de l’Art en portant des couleurs sombres et profondes comme chez Alexis Mabille. Elle est dynamique et rock avec ses vêtements-oeuvre d’art tout en broderie par Balmain. Elle n’oublie surtout pas de porter du gris et des jupes à marinière large à la Burberry. Elle sait qu’elle peut trouver de la douceur chez Chloé.

Le caractère sévère de son poste important ne peut être acquis qu’avec Dior. La garde-robe des valeurs familiales sont chez D&G. Si elle veut rendre hommage aux grandes icônes des années folles d’Hollywood, Dsquared saura répondre présent. Pour jouer l’inaccessible, Gucci saura lui donner des airs de Madonne. Une soirée décalée au Baron sans savoir quoi se mettre ? Allons chez Jean-Paul Gaultier !

Pour aller prier en toute innocence, Jil Sander et ses silhouettes allongées seront là pour respecter les dogmes de la pudeur canonique. Un petit air de vacance ne se trouve que chez Kenzo. Mary Katrantzou sait faire une prude avec des robes et imprimés toujours plus technologiques. Prada et son attitude garçonette sont là. La vengeance est un plat qui se mange froid avec une robe Versace. L’étrange se crée avec Viktor & Rolf. Vivienne Westwood lui cassera le corps dans son mouvement grunge qui se conclut d’une soirée avec un amant pour des aveux secrets en Yves-Saint-Laurent.

 

Men Tattoos

Quand j’étais plus jeune, on m’a toujours fait assimiler les personnes tatouées à des personnes ayant un mode de vie loin de celle tracée de la vertu. Comme s’ils étaient des suppôts de Satan.

Mais ce qu’on ne m’a pas dit c’est que le tatouage n’est pas en lui même un message diabolique. Il est parfois une tradition esthétique dans certaines tribus comme les piercings chez les femmes Indiennes.

J’ai donc eu peur de toutes personnes avec des tatouages pendant une bonne partie de mon enfance. Mais le petit secret, c’est que, moi, j’ai toujours aimé les tatouages.

J’aimais les tatouages parce que plus je grandissais, plus je voyais des gens ordinaires qui en avaient. Des amis, des voisins. Du féminin au masculin, le tatouage devenait la grande tendance des jeunes et de ceux qui voulaient toujours le rester.

Mes groupes de rock préférés en avaient aussi. Et pourtant, ils n’étaient pas des personnes ayant des moeurs légères.

Ce qui m’a vraiment fait changer d’avis sur le tatouage, c’est le jour où j’ai vu une connaissance me montrer fièrement sa folie. Une lettre chinoise à l’arrière du cou. Une oeuvre d’art vivante.

Sur le moment, je me suis dit : moi aussi, je veux un tatouage.

Parce que quand on regarde bien, même les stars ont des tatouages. David Beckham, Ed Westwick, Robbie Williams, Johny Depp et pleins d’autres commencèrent à arborer avec virilité et fierté ces dessins porteurs d’un message, d’un moment.

 Malgré l’âge de la personne, celle-ci sait que ce geste lui vaudra une empreinte indélébile. Ne pas avoir de tatouage ne veut pas dire irresponsabilité.

C’est plutôt pour eux, comme un rite de passage entre la personne qu’ils étaient avant et celle qu’ils sont maintenant.

Mais pourquoi parler des tatouages dans un blog de mode ? 

Lors des défilés Printemps-Été 2011 de l’année dernière, on pouvait lire dans les blogs, la recherche d’originalité des grandes maisons pour la présentation de  leurs collections d’été. Mugler, Jean-Paul Gaultier Louis Vuitton et même Yves-Saint-Laurent ont fait défiler, montrer ou encore ont diffusé des vidéos autour du tatouage.

Les mannequins sont aussi dans la tendance. Chez les filles, c’est Freja Beha qui remporte le palmarès avec ses nombreux tatouages qui ne l’empêche pas d’enchaîner les contrats et les défilés. Chez les garçons, celui qui fait le buzz en ce moment est sans aucun doute Zombi-Boy qui après avoir montré son squelette dans le clip de Lady Gaga, Born This Way, arbore défilé et couverture de magazine dans un look des plus … effrayant. Mais il y a aussi Josh Beech et Ash Stymest qui font partis de ces mannequins au nombreux tatouages qui en ont fait leurs marques de fabrique.

Discret ou mis en avant, le tatouage est devenu un concept plus en accord avec notre époque en recherche d’extrême. Et c’est avec cela que le tatouage est devenu un phénomène de mode parce que toutes les personnes peuvent s’en faire un. En dehors du libre arbitre, que vous soyez un ministre, un père de famille, un boulanger ou un designer le tatouage n’est qu’une décision entre vous même et votre envie.

Maintenant, ma conception du tatouage a bien changé. Ce n’est plus l’insigne pour des personnes de mauvaises moeurs. Ce n’est maintenant qu’un outil, comme la mode, d’expression de soi, d’une idée, d’un sentiment. Je ne ferais sans doute jamais de tatouage de ma vie, mais si je m’en faisais un ce serait un coeur avec une ancre à l’intérieur.

Sexy.

Et vous, ce serait quoi votre tatouage ?

P.S. : La vidéo qui a été projetée lors du défilé Yves-Saint-Laurent pour la collection Printemps-Été 2011.