James Goldstein.

james goldsteinJames Goldstein est un des fashionistos que je dois absolument voir pendant une Fashion Week parisienne. Je ne sais pas pourquoi mais depuis la première fois que je l’ai vu, toutes mes Fashion Week ce sont agréablement bien passées.

Son style me donne l’impression d’avoir en face de moi un descendant de ces cowboys du Farwest. Vous avez vu son ces clous dorés ? Et la tête de Méduse, la signature de la maison Versace ? C’est dingue, non ?

C’est mon Fashion Cowboy.

The Minimalist.

Auparavant la mode était pour moi l’expression de l’excès. Le trop de tout et de n’importe quoi. Il fallait s’habiller flashy pour exprimer sa différence, montrer qu’on était différent parce qu’on avait la possibilité de vraiment porter ce qu’on avait vu de mieux sur les défilés ou dans les magazines, qu’on était à la mode et qu’en plus on pouvait faire sa propre mode en portant ce qu’on voulait.

Jusqu’à l’année dernière, Versace et Dsquared étaient pour moi le symbole même, le principe constitutionnel de la vraie mode. Un homme qui voulait VRAIMENT montrer à ses congénères qu’il avait du style devait s’habiller dans l’esprit de ces deux marques.

Il était absolument inimaginable pour moi de considérer que la mode pouvait aussi être dans la simplicité, dans un style qui retournait à l’essence aux sources du vêtement : cacher la nudité. Jusqu’à ce jour où j’ai visionné sur Youtube un défilé Rick Owens.

Je dois vous l’avouer : je n’aimais pas Rick Owens.

Cet univers noir, dark, sombre avait quelque chose de putride et de morbide malgré le fait qu’il y avait du blanc, du noir, du marron. On aurait qu’un designer s’amusait à faire l’éloge de la tristesse et de la mort. Il faut dire que j’étais dans une période où il me fallait de la vie, de la couleur, de l’excès ( je l’ai déjà dit ) et surtout de l’extravagance. Habitant dans une banlieue, où il ne se passait pas grand chose, comparé à Paris, je voulais exprimer par la mode ce qu’on ne retrouverait pas dans la vie au quotidien. Et sauf erreur de ma part, une personne habillé dans un style voyant comme à la Versace n’est pas très fréquente.

J’était tombé par hasard sur le défilé Rick Owens et malgré le fait que cette mode me rebutait, je ne pouvais pas continuer de juger un designer ( que je ne connaissais pas en plus ) sans avoir vraiment regardé son travail pour apporter un jugement. Comme me le dit une de mes grandes amies, avant de juger il faut toujours regarder et analyser la chose avant de porter un jugement. Je m’y étais donc soumis, non sans peine et gémissements …

Des longues tuniques noires pour hommes, des bottes noires, des talons ( !!!! ) noirs, des pantalons noirs, des sorte de tee-shirts faite en une mature légère comme du lin … noirs.

Tout se noir me frustrait. Je n’ai rien contre le noir ( c’est ma couleur de peau … ) mais en général quand on porte du noir c’est qu’on est triste, ou en deuil ou qu’on assume pas son corps et qu’on pense qu’en portant du noir la silhouette sera plus affinée donc sublimée.

Moi qui avait besoin de couleur et de vie, comme on dit chez moi, c’était mort !

J’ai regardé le défilé non sans peine puisque mon point de vue face à cette simplicité underground n’avait pas du tout changé. Quelques jours plus tard, un émission sur la mode présentait l’appartement parisien de Rick Owens ( le destin était malheureusement contre moi ) et montrait un endroit fidèle à son philosophie et à sa mode.

Un endroit où ne se trouvait que le nécessaire. Des tables en bois sans fleur, des fauteuils en fausse vraie fourrure. On voyait les tuyaux de canalisation, les rus étaient blanc et les plafonds comme terriblement triste.

Beurk !

Puis un jour, je suis tombé le site d’un certains designer d’origine belge appelé Raf Simons. J’apprenais qu’il était un créateur pour la mode masculine et qu’il faisait parti de ce mouvement dit minimaliste qui était composé par des créateurs comme Ann Demeulemeester ou le mystérieux Martin Margiela. Je m’attendais à voir des créations comme Rick Owens où on avait l’impression de voir une version acceptable de l’Antichambre de l’Enfer.

À ma grande surprise, Raf Simons n’était pas du tout dans ce genre de création. Dans sa collection Printemps Été 2011, il y avait du noir, certes, mais bizarrement son noir n’avait pas la même intensité que chez Rick Owens. C’était plus doux, comme un poème amoureux qu’on pouvait porter. Je savais que si je porter ses tenues, on pouvait me regarder dans la rue sans se demander pourquoi j’étais tout en noir rehaussé par une chemise sans col blanche.

Oui ! C’est ça ! Il y a du blanc ! Une autre couleur qu’on assorti avec le noir ordinaire. Et pis il y avait du des total looks blanc et d’autres couleurs !!!! Pas que du noir !!!!

Le minimalisme a commencé à trouver une raison de trouver sa place dans ma conception de la mode avec la touche de Martin Margiela qui pour moi apportait un côté médical au look. Cette pureté du blanc comme si on entrait dans un service d’infirmier avec ces couleurs vives mais chatoyantes. J’avais l’impression de connaître et de comprendre son message, un désir de simplicité, d’abstraction qui n’était connu que des connaisseurs et des initiés.

Je comprenais ce que tout cela signifiait. Fini l’exubérance et la folie des grandeurs. On se calme et on retourne à l’idée essentielle du geste quotidien d’un grand nombre d’entre nous :  cacher sa nudité par le vêtement. On peut porter des couleurs mais pas pour que ça fasse trop joyeux, trop nunuche.

Le vêtement ne fait plus le corps. C’est le corps qui fait le vêtement puisqu’on retourne à des pièces simples, facile à se procurer.

Un simple pantalon en coton noir, un simple tee-shirt en coton léger ou en lin noir ne nécessite pas de penser pendant des heures. Une grande tunique à la Ann Demeulemeester ne nécessite pas de penser à la tendance ou face à la critique stylistique. On mélange les genres puisque nos corps, qu’ils soient masculins ou féminins, se ressemblent au final si on pense minimaliste.

Pour des vêtements plus sexué, le minimaliste fait parti du vestiaire masculin par essence, je pense. On a pas besoin de se demander ce que l’homme pourrait porter pour tel ou tel événement. Il y aura toujours le pantalon, la chemise ou le tee-shirt, la veste ou le manteau pour les jours ordinaires et le costume pour les jours importants, de fêtes.

Il est alors question de savoir comment mélanger ces pièces pour qu’on puisse les porter quand bon nous semble. C’est ce que Jil Sander semble nous donner dans son récent défilé masculin pour cet hiver. Le long manteau en cuir peut se porter sur le costume de travail qui ets aussi de cuir, ou pas ( alors qu’on attendrait un trench ). Je me verrais bien aller en cours dans cette tenue.


Dior Homme, qui représente pour moi le minimalisme dans toute sa splendeur, mélange le sportswear dans des tenues qu’on prendrait bien pour une promenade en week-end ou dans un voyage d’affaire. Histoire de se relaxer, des fois qu’on serait stressé.

Sinon pour revenir à Rick Owens, j’ai reconsidéré mes principes et sa vision, même si elle me fait toujours un peu flipper, me plait. Penser une mode sans tendance, ça libère. Penser des vêtements qui seront véritablement utiles parce qu’ils sont essentiels, ça fait reconsidérer tout ce qu’on avait comme du superflue. Je me vois même porter ces pièces sans complexes. Quitte même à attirer des regards réprobateurs dans la rue, je m’enfoue.

How To Be Ready For Your Party.

Je vais vous parler de ma fameuse soirée d’il y a maintenant deux semaines et vous en donner les conseils nécessaires.

Tout a commencé pendant la Fashion Week, un jour que j’étais avec mon amie, qui est membre de l’association qui a organisé la fête, celle-ci me demande si je suis intéressé d’organiser une sorte d’élection de la Miss et Mister de notre fac. Au début, j’arrive pas à en croire mes oreilles à cause de la fatigue des marathon des défilés ( j’en venais d’en faire 3 plus précisément ) ( oui je me fatigue vite ). J’ai finalement accepté parce que je trouvais ça plutôt intéressant e surtout marrant de jouer à l’organisateur des défilé qui s’occupe des prétendants au titre de Miss et Mister.

Mais très vite le doute s’installe. – Mais attends voir, ces mecs et ces filles qui vont participer … ce sont des étudiants de NOTRE FAC ?! – Oui, oui ! 

Bon, je fais mine d’être complètement impassible et complètement pas stresser.

Tout allait bien jusqu’à la veille du jour J. Je me retrouve devant mon miroir et je cherche the thing à mettre pour la soirée. Mon choix s’arrêtera sur mon pantalon blanc à imprimé noir ( Versace x H&M, quoi ! ) et sur un tricot noir et des Converses blanches. Plus chanelien comme couleur, tu passes.

Mon premier conseil sur le point serait de faire comme moi, préparer le plus tôt possible sa tenue pour un événement, même le pas trop intéressant, un peu chiant même. Ne faites pas comme mon amie qui après m’avoir harceler pendant deux longues semaines avant le jour J pour savoir quelle robe prendre, a hésité encore pendant deux bonnes heures sur le choix de sa robe noire … pour finir par pencher pour une extra mini robe noir sur une jupe, le tout rehaussé par une ceinture rose et des escarpins vertigineux ( meuf, big up ! ).

Mon deuxième conseil serait de ne jamais arriver avant le début d’une fête. Arrivez après … pas trop non plus mais suffisamment tard pour qu’en arrivant il y ait du monde, la musique à fond et le champagne qui coule dans certains gosiers assoiffés. Je devais arriver avec tous les autres membres de l’association pour finaliser les préparations, faire répéter les participants à l’élection et commencer à prendre terrain des backstages. Je peux vous dire que travailler à demi sous la pénombre d’un night club, dans un silence d’église … c’est plus proche d’un cauchemar genre film d’horreur que d’un clip dark à la Lady Gaga.

Mon troisième concert serait de ne jamais prendre des apéritifs pour vous mettre dans l’ambiance. C’est ce que j’ai eu le malheur d’accepter avec mon amie et un autre pote qui s’était joint avec nous avant le début des festivités dans ce qu’on appelle une BEFORE. Ça s’est passé chez une personne que je ne connais et que je ne vous souhaite pas dans vos moments lucides parce que le nombre de verres ingurgités m’ont mis dans une situation où tout pour moi était beau, léger et sans intérêt. Imaginez la tête des autres personnes qui s’occupaient des prétendants à l’élection Miss et Mister de ma fac en me voyant débarquer, le sourire au lèvre, en mettant deux bonnes minutes avant de pouvoir comprendre et donner une réponse adéquate.

Mon avant dernier conseil serait de profiter de la fête tout de suite. Ne pas attendre le moment le plus swag pour accepter de remuer votre corps en dansant sur du Niggas In Paris de Kanye West. J’ai remarqué deux choses: les meilleurs chansons sont celles du débuts, celles qu’on connaît tous, qu’on a entendu dans les clips et dans les Ipods des drogués de la musique et les musiques d’après s’alternent entre les bonnes, les mélancoliques, les logeuses pour finir par les soporifiques qui vous signale qu’il est temps de finir la fête chez vous. Le Dj met l’ambiance, nous chauffe au début pour qu’on sautille tel des singes en furie. C’est à ce moment là où la fête prend son sens. Puis, il faudrait quand même se calmer ( c’est là qu’intervenait notre défilé des participants à l’élection ). Après l’élection, on fait remonter l’adrénaline mais le nombre de verres enfilés vous fait comprendre que votre ardeur du début s’en est allé. Donc, on évite de s’agiter en pensant que les autres ne réagiront pas. L’alcool fait aussi monter l’égo => risque de prise de tête … Désarroi !

Le moment de l’élection, c’est le moment qui fut le plus troublant pour ma part. On se retrouve dans les backstages entouré de garçons et de filles en habit de plage en essayant de cacher sa fascination pour certains corps plus bien formé que d’autres. On est stressé à cause des vigiles de 20 mètres qui sont sensés vous protéger ainsi que les participants à l’aller et au retour de chaque passage … l’enfer sur terre. Vous soufflez de joie quand la tâche est finie, que celle et celui qui sont Miss et Mister sont élus et qu’enfin vous pouvez finir la soirée comme il faut.

Mon dernier conseil serait … de rentrer en taxi ou en voiture du moment que le conducteur n’est pas saoul mais qu’il vous dit qu’il assure. C’est faut, il n’assurera pas. En général, en sortant du night club, les pieds vous font étrangement mal alors qu’auparavant vous auriez pu danser la rumba sans difficulté. Si vous aimez souffrir ou que vous n’avez pas préparer la solution du taxi, rentrer à pied risquerait d’être le moment le plus mémorable de TOUTE la soirée.

En plus ce serait dommage de vous remémorer la soirée vécue ou de vivre un AFTER en boitant jusqu’au petit matin, vous ne trouvez pas ?

Le Petit Billet #22 Water.

Hugo : Combien de fois doit-on boire de l’eau pour bien s’hydrater ?

Young Lington Boire de l’eau permet premièrement d’entretenir votre corps qui est composé entre 60 et 70% d’eau. Cela permet aussi d’éliminer un bon nombre de toxines que le corps rejette. En règle générale, il faut bon 2 litres d’eau par jours sans attendre les signes évidents de la soif. On dit qu’il faut en boire toutes les unes ou deux heures environs. Attention à ne pas boire assez d’eau ou trop d’eau, votre corps doit être dans la juste mesure pour pouvoir bien fonctionner. Pour plus d’information, cliquez ici.

______________________________________

Pour l’illustration, je me suis inspiré pour la jupe d’une Versace Woman Collection SS 12.