Embroided Jacket at Dolce & Gabbana


La seule chose dont je me rappelle quand on me parle du défilé Dolce & Gabanna F/W 2012-13, ce sont ces vestes, ces longs manteaux brodés.

Ils ont fait un travail génialissime en rendant hommage au style des hommes politiques et aux dandys du XVIIIe-XIXe siècle.

Un esprit napoléonien et parisien semblait se lire sur ces vestes qui faisaient un retour aux motifs inspirés de la civilisation romaine. On pouvait voir des motifs comme des fleurs et des végétaux qui semblent donner charisme et autorité à celui qui la porte.

Une recherche d’identité face à l’héritage laissé par l’histoire ?

Emancipation at Costume National

Il est étrange parfois de voir à quel point une marque peut vous susciter une idée, une histoire et ce au gré de son défilé. Costume National m’a fait cet effet  avec toutes ces couleurs qui semblaient raconter la vie de … l’homme tout simplement.

Le Blanc semblait symboliser la naissance, la pureté d’une jeune vie. Le Noir  pourrait rappeler l’adolescence, l’âge ingrat. L’auto-destruction et une envie de liberté face à toute forme d’autorité. Les premières pulsions.

Le gris semble signifier la fin de l’adolescence. L’entrée dans la vie d’adulte où le jeune homme réfléchit et comprend la vie de manière moins impulsive.

Cette période fait ensuite entrer le jeune homme dans la vie d’adulte avec le monde du travail, un choix d’orientation plus ou moins indécis mais tourné vers la mode. L’amour est présent, notamment avec les différents teints de bleus. Mais cet amour devient une déception avec ce mauve qui semble déchirer le coeur et les vêtements.

Alors reviennent les vieux démons du passé avec une période de grand défoulement. On revient dans l’excès de la puberté mais cette fois-ci sous la peau d’un adulte en recherche d’extrême.

Le calme après la tempête est de rigueur, alors revient la période du calme et de la sérénité avec toujours du noir mais dans une coupe du vêtement plus doux, plus serein.

Daring

Qui aurait pu penser que porter des couleurs criardes avec des imprimés futuristes ne feraient pas bon ménage ?

C’est la question posée lors du défilé Moschino pour sa collection AW 2012-13. Il fait froid mais cela n’empêche pas de mettre un peu de fantaisie comme en été. On aurait l’impression que pour porter cette collection, il faudrait se rendre dans une de ces fêtes où on passe fatalement inaperçu.

Alors qu’en pensez-vous ? Ça passe ou ça casse ?

 

Frozen Man

J’avais déjà parlé de la barbe dans un de mes petits billets, de sa nécessité à l’avoir propre et bien taillée dans un style à choisir selon la forme de son visage et je dois dire que Vivienne Westwood n’en a eu que cure de tous mes conseils. Je la remercie pour cela parce que son défilé aurait été profondément ennuyant sans un brin de folie dont on lui connaît la touche.

Pas rasé et frigorifié, l’homme de Vivienne Westwood semble partir au travail avec une barbe qui risquera d’être un motif de licenciement mais il s’en fout.

Dans un élan de vulgarité, la collection s’inscrit comme toujours dans la lignée des précédentes collections. On sent toujours l’univers de grunge et de la pauvreté chic des rues de Soho avec les pantalons en couture patchwork et les imprimés style tartan.

" J’ADORE ! J’ADORE ! J’ADORE ! " sont les mots que j’ai chuchoté en voyant ce défilé. En sortant du show, une folle envie de piquer quelques vêtements de la collection vous prend tout d’un coup comme si le fashionement correct devait être remplacé par son contraire.

Sublime.

Les Hommes

J’ai lu un jour dans un numéro du magazine Flair Italy de l’année 2010, une liste intitulée " A-LIST "de Karl Lagerfeld qui nous donnait les marques où se vêtir et où se retrouvaient un bon condensé des tendances du moment. Les Hommes y figurait à la première place devant Dior Homme, Maison Maison Martin Margiela et même devant Tom Ford ( quel comble ! ) qui occupait la dernière place.

Excepté le profond respect face au conseil donné par M. Lagerfeld, je n’ai pas eu la curiosité de faire une petite recherche sur cette marque dont je n’entendis plus jamais parler jusqu’à ce défilé AW 2012-13.

La première chose à vous dire sur Les Hommes est qu’elle est une marque attachante. Attachante au niveau des couleurs, de la matière et de cette attitude détendue qu’avaient les mannequins qui visiblement s’y sentaient à leurs aises.

La collection semble rendre gloire au style milanais tellement intemporel et distingué que l’on envie toujours. Je n’ai pas cessé de rire en voyant ces grandes écharpes de laine qui me rappelaient une personne très proche ( MOI ).

Doux et rassurant, Les Hommes semble mériter sa place dans la question du où trouver son style hivernal ? On s’y sent bien et en confiance sans avoir peur de mélanger différents tons de gris.