Punk Is Not Dead.

punk is not deadChemise inspirée d’un Dsquared, Short inspiré d’un Fendi, le tout SS13.

Les goûts musicaux varient selon le mode de vie d’un individu et bien évidemment sur son style vestimentaire. Mais il y a des genres musicaux qui, malgré leur ancienneté et leurs revendications parfois violentes, gardent une grande influence dans le milieu de la mode. C’est le cas pour la culture punk qui reste un sujet d’inspiration pour de grandes marques ayant parfois participé à son succès comme Vivienne Westwood. Le style rock ? Tout le monde le sait et le connaît par coeur. On le voit et le revoit à chaque saison, dans au moins dans un défilé ou dans un magazine. Mais la mode punk sait rester discrète sur le podium et dans les collections. D’où vient-elle et comment s’est-elle exprimée à travers les années jusqu’à nous ?

Editorial Punk - Vogue 2010.

Editorial Punk – Vogue 2010.

Il faut savoir que le style punk est issu d’un mouvement qui revendique un renversement des valeurs et des codes vestimentaires dits hippie comme la non violence, les couleurs douces, l’effacement des différences sexuelles, la vie proche de la nature. C’est donc une mode en recherche d’excentricité t de provocation gratuite. Elle aime les couleurs flash, la vie urbaine, les drogues et parfois même des actes comme le vandalisme, le sexisme ou la violence.

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Les influences sont multiples mais une des plus connues est celle du groupe considéré comme punk : Television, un groupe qui se produisait dans un club dénommé CBGB’s dans les années 70 aux États-Unis. Leurs musique est puissante et agressive tout comme leur look qu’incarne le chanteur, Richard Hell qui avait l’habitude de se produire en lunettes noires, blouson en cuir, un t-shirt court et déchiré et des mèches hérissées en guise de coiffure. Richard Hell est photographié pour son look et son attitude par le magazine d’Andy Warhol, Interview. En 1975, le mouvement punk est né.

Ce mouvement s’importe jusqu’au Royaume-Uni par le biais de Malcolm McLaren, manager des New York Dolls, qui affiche des photos de Richard Hell et met en vente ses disques dans la boutique de Vivienne Westwood, Sex. On voit alors une clientèle de plus en plus jeune, issue des milieux défavorisés des banlieue, flâner dans la boutique à la recherche des tendances du moment. Ce serait grâce à ces photos qu’un certain Johnny Rotten, fondateur des Sex Pistols, aurait été influencé fondant une véritable communauté punk autour de cette boutique.

La boutique Sex de Vivienne en 1975 au 430 King’s Road, London SW3. Ph : Peter Schlesinger

La boutique Sex de Vivienne en 1975 au 430 King’s Road, London SW3. Ph : Peter Schlesinger

La mode punk devient très vite populaire en Angleterre en crise. La facilité d’appropriation du style punk permet à une majorité de jeunes au chômage d’exprimer vestimentairement le mécontentement d’une société de plus en plus sombre. Les jeans sont déchirés les cheveux sont rasés, les veste en cuir sont accessoirisées par des chaînes, clous et épingles de sûreté. Très vite, les revendications stylistiques sont de plus en plus violentes et choquantes comme l’utilisation d’accessoires bordage, la dérision de symboles sérieux comme la cagoule du violeur de Cambridge, la croix gammée nazi.

La boutique Sex de Vivienne Westwood propose des collections allant dans cette même idée d’un look franc où toutes la haine contenue par les jeunes doivent être visible et représentée par leurs vêtements. La créatrice Zandra Rhodes présente en 1977 une collection haute couture inspirée de la mode punk. C’est ainsi qu’on voit de plus en plus de créateurs utiliser le mouvement punk dans une volonté de marquer les esprits mais aussi de montrer une mode qui peut s’adapter aux réalités sociétales avec Jean Paul Gaultier ou encore Maison Martin Margiela.

T-shirt crée en 1970 par Malcolm McLaren et Vivienne Westwood pour le groupe Sex Pistols.

T-shirt crée en 1970 par Malcolm McLaren et Vivienne Westwood pour le groupe Sex Pistols.

Le mouvement punk se divise au fil des années et laisse voir des interprétations plus souples qui s’éloigne des idées fondatrices ou plus radicales. L’interprétation qui semble s’assouplir naît en 1979 avec une vague dite néo-romantique qui se divise en trois groupes : celle dite Outrage pour une tendance qui reste punk, celle dite Clean qui s’approprie une tendance plus mods ou encore l’aspect Skinhead. On a aussi la Coldwave avec des looks ska, jugés glaciales, qui restent proches des mods avec un goût pour les chapeaux et les costumes. Pour ceux qui restent dans l’esprit radicale du punk, on a l’émergence d’une tendance clochard dans une esprit dépression des années 1930 ou rescapé d’une apocalypse nucléaire. La mode Visual Kei, le Cyberpunk ou les Emo sont des héritiers de ce mouvement punk qui restent encore attaché à des idées de révolte mais variant selon des détails basés sur le physique plus ou moins outrancier.

Le groupe The Jam. Des punks dans la tendance mods.

Le groupe The Jam. Des punks dans la tendance mods.

Aujourd’hui, la crête iroquoise, la coupe en pétard de Sid Vicious restent des coupes capillaires représentant au mieux une identité punk. Les matières comme le tartan,le cuir ou le jean issus du rock sont revisités mais dans une volonté de destruction de la matière avec l’héritage d’un mouvement Do It Yourself qui prône une création stylistique personnalisé. Ce mouvement est encore présent puisque de nombreux blogueurs à travers le monde sont des adeptes de ce mouvement en présentant des vidéos tutoriels où ils apprennent à créer un style à partir d’un vêtement basique. La blouse bombers est beaucoup utilisé, comme le t-short imprimé qui a fait la notoriété de nombreux groupes comme le t-shirt imprimé de Joe Strummer des The Clash qui avait un logo de la Fraction armée rouge entouré des mots " Brigate Rosse ".

Non, le punk n’est pas mort parce qu’il sait se muter, se réinventer avec une interprétation que l’on retrouve même parfois dans d’autres styles vestimentaires comme chez les rappeurs qui adoptent parfois des détails ou des vêtements d’inspiration punk. La mode en a fait son terrain d’expérimentation qu’on retrouve de manière parfois claire chez des designer comme Dsquared ou de manière plus expérimentale comme chez Rick Owens. Même si être punk aujourd’hui n’est plus une histoire de revendication, le brin de style provocateur reste encore d’actualité et risque d’être une source d’innovation pour le monde de la mode.

The Minimalist.

Auparavant la mode était pour moi l’expression de l’excès. Le trop de tout et de n’importe quoi. Il fallait s’habiller flashy pour exprimer sa différence, montrer qu’on était différent parce qu’on avait la possibilité de vraiment porter ce qu’on avait vu de mieux sur les défilés ou dans les magazines, qu’on était à la mode et qu’en plus on pouvait faire sa propre mode en portant ce qu’on voulait.

Jusqu’à l’année dernière, Versace et Dsquared étaient pour moi le symbole même, le principe constitutionnel de la vraie mode. Un homme qui voulait VRAIMENT montrer à ses congénères qu’il avait du style devait s’habiller dans l’esprit de ces deux marques.

Il était absolument inimaginable pour moi de considérer que la mode pouvait aussi être dans la simplicité, dans un style qui retournait à l’essence aux sources du vêtement : cacher la nudité. Jusqu’à ce jour où j’ai visionné sur Youtube un défilé Rick Owens.

Je dois vous l’avouer : je n’aimais pas Rick Owens.

Cet univers noir, dark, sombre avait quelque chose de putride et de morbide malgré le fait qu’il y avait du blanc, du noir, du marron. On aurait qu’un designer s’amusait à faire l’éloge de la tristesse et de la mort. Il faut dire que j’étais dans une période où il me fallait de la vie, de la couleur, de l’excès ( je l’ai déjà dit ) et surtout de l’extravagance. Habitant dans une banlieue, où il ne se passait pas grand chose, comparé à Paris, je voulais exprimer par la mode ce qu’on ne retrouverait pas dans la vie au quotidien. Et sauf erreur de ma part, une personne habillé dans un style voyant comme à la Versace n’est pas très fréquente.

J’était tombé par hasard sur le défilé Rick Owens et malgré le fait que cette mode me rebutait, je ne pouvais pas continuer de juger un designer ( que je ne connaissais pas en plus ) sans avoir vraiment regardé son travail pour apporter un jugement. Comme me le dit une de mes grandes amies, avant de juger il faut toujours regarder et analyser la chose avant de porter un jugement. Je m’y étais donc soumis, non sans peine et gémissements …

Des longues tuniques noires pour hommes, des bottes noires, des talons ( !!!! ) noirs, des pantalons noirs, des sorte de tee-shirts faite en une mature légère comme du lin … noirs.

Tout se noir me frustrait. Je n’ai rien contre le noir ( c’est ma couleur de peau … ) mais en général quand on porte du noir c’est qu’on est triste, ou en deuil ou qu’on assume pas son corps et qu’on pense qu’en portant du noir la silhouette sera plus affinée donc sublimée.

Moi qui avait besoin de couleur et de vie, comme on dit chez moi, c’était mort !

J’ai regardé le défilé non sans peine puisque mon point de vue face à cette simplicité underground n’avait pas du tout changé. Quelques jours plus tard, un émission sur la mode présentait l’appartement parisien de Rick Owens ( le destin était malheureusement contre moi ) et montrait un endroit fidèle à son philosophie et à sa mode.

Un endroit où ne se trouvait que le nécessaire. Des tables en bois sans fleur, des fauteuils en fausse vraie fourrure. On voyait les tuyaux de canalisation, les rus étaient blanc et les plafonds comme terriblement triste.

Beurk !

Puis un jour, je suis tombé le site d’un certains designer d’origine belge appelé Raf Simons. J’apprenais qu’il était un créateur pour la mode masculine et qu’il faisait parti de ce mouvement dit minimaliste qui était composé par des créateurs comme Ann Demeulemeester ou le mystérieux Martin Margiela. Je m’attendais à voir des créations comme Rick Owens où on avait l’impression de voir une version acceptable de l’Antichambre de l’Enfer.

À ma grande surprise, Raf Simons n’était pas du tout dans ce genre de création. Dans sa collection Printemps Été 2011, il y avait du noir, certes, mais bizarrement son noir n’avait pas la même intensité que chez Rick Owens. C’était plus doux, comme un poème amoureux qu’on pouvait porter. Je savais que si je porter ses tenues, on pouvait me regarder dans la rue sans se demander pourquoi j’étais tout en noir rehaussé par une chemise sans col blanche.

Oui ! C’est ça ! Il y a du blanc ! Une autre couleur qu’on assorti avec le noir ordinaire. Et pis il y avait du des total looks blanc et d’autres couleurs !!!! Pas que du noir !!!!

Le minimalisme a commencé à trouver une raison de trouver sa place dans ma conception de la mode avec la touche de Martin Margiela qui pour moi apportait un côté médical au look. Cette pureté du blanc comme si on entrait dans un service d’infirmier avec ces couleurs vives mais chatoyantes. J’avais l’impression de connaître et de comprendre son message, un désir de simplicité, d’abstraction qui n’était connu que des connaisseurs et des initiés.

Je comprenais ce que tout cela signifiait. Fini l’exubérance et la folie des grandeurs. On se calme et on retourne à l’idée essentielle du geste quotidien d’un grand nombre d’entre nous :  cacher sa nudité par le vêtement. On peut porter des couleurs mais pas pour que ça fasse trop joyeux, trop nunuche.

Le vêtement ne fait plus le corps. C’est le corps qui fait le vêtement puisqu’on retourne à des pièces simples, facile à se procurer.

Un simple pantalon en coton noir, un simple tee-shirt en coton léger ou en lin noir ne nécessite pas de penser pendant des heures. Une grande tunique à la Ann Demeulemeester ne nécessite pas de penser à la tendance ou face à la critique stylistique. On mélange les genres puisque nos corps, qu’ils soient masculins ou féminins, se ressemblent au final si on pense minimaliste.

Pour des vêtements plus sexué, le minimaliste fait parti du vestiaire masculin par essence, je pense. On a pas besoin de se demander ce que l’homme pourrait porter pour tel ou tel événement. Il y aura toujours le pantalon, la chemise ou le tee-shirt, la veste ou le manteau pour les jours ordinaires et le costume pour les jours importants, de fêtes.

Il est alors question de savoir comment mélanger ces pièces pour qu’on puisse les porter quand bon nous semble. C’est ce que Jil Sander semble nous donner dans son récent défilé masculin pour cet hiver. Le long manteau en cuir peut se porter sur le costume de travail qui ets aussi de cuir, ou pas ( alors qu’on attendrait un trench ). Je me verrais bien aller en cours dans cette tenue.


Dior Homme, qui représente pour moi le minimalisme dans toute sa splendeur, mélange le sportswear dans des tenues qu’on prendrait bien pour une promenade en week-end ou dans un voyage d’affaire. Histoire de se relaxer, des fois qu’on serait stressé.

Sinon pour revenir à Rick Owens, j’ai reconsidéré mes principes et sa vision, même si elle me fait toujours un peu flipper, me plait. Penser une mode sans tendance, ça libère. Penser des vêtements qui seront véritablement utiles parce qu’ils sont essentiels, ça fait reconsidérer tout ce qu’on avait comme du superflue. Je me vois même porter ces pièces sans complexes. Quitte même à attirer des regards réprobateurs dans la rue, je m’enfoue.

Perfect Must Have.


Si je devais avoir mon nécessaire de survie stylistique parfait pour aller en vacance, ce serait quoi ? On se dit toujours que faire sa valise en été pour aller à la mer est plus facile que faire sa valise pour aller à la montagne en hiver. FAUX !

On commence à mettre deux, trois trucs en se persuadant qu’on en aura même pas besoin parce qu’il fera très chaud, parce qu’on passera le plus clair de notre temps torse nu et en slip, en buvant des verres de mojito jusqu’à s’écrouler sur le sol froid et carrelé de la terrasse de notre hôtel – 40 étoiles choisi sur internet. FAUX !

C’est alors qu’on se dit qu’il faudrait quand même plaire et avoir de quoi jouer au-fils-à-papa-milliardaire-en-vacance en allant danser sur la plage avec DJ et autres malades de musique techno. On voudrait aussi jouer à l’icône de mode qui reste toujours stylé en vacance quand on en se rendra dans des fêtes dans des discothèques chics et sélectes pour passer icognito devant les gardes du corps. On voudrait être superbe une fois dans l’eau, beau comme un fils du dieu de la mer Neptune, pour plaire en tout temps.

Donc pour me préparer à toutes ces éventualités, voici ce que je mettrais dans ma valise :

Un pantacourt orange. Comme je vous le disais ici, la tendance estivale masculine de cet été est celle d’un homme qui montrer ses jambes sans complexe. Il est donc grand temps de penser sérieusement à l’épilation de mes jambes*.

Une chemise imprimé africain. De chez Burberry, s’il vous plaît. Oui, l’imprimé africain est à la mode ces derniers temps. On ne sait pas pourquoi mais il faut bien que la mode nous surprenne quelque fois, non ?

Un short de plage uni, fleuri ou imprimé marinière. Peu importe votre choix, il sera le bon parce que la mode des shorts de plage ne change pas mais quand on s’en achète un nouveau , on a l’impression de s’assurer de ne pas passer pour un gros ridicule auprès des gens qui seront autour de nous, comme nous dans la mer ou la piscine. Dans ces moments là, mieux vaut impressionner avec un beau short qu’être ridicule.

Des spartiates. Oui mais pas n’importe quel spartiates. CES SPARTIATES !

Des tongs Havaianas**. Ce sont les tongs de l’été pour moi. Hors de question de pointer un bout de mes orteils hors de mes godasses sans ces tongs qui se marient bien avec mes pied.

Un chapeau de paille tressé. Pour éviter d’avoir une tête plus foncé que le reste du corps et de se retrouver avec une insolation qui risquerait de gâcher le reste des vacances.

Une paire de lunette Dsquared. Plus masculin, tu meurs ! Cet été, c’est Dsquared qu’on a sur son nez ou pas!

Un tricot loose. Pour aller faire la fête dans le style du fils-à-papa-milliardaire-en-vacance. On sait tous qu’ils sont insouciants avec un style négligé***.

Un smoking avec sa chemise blanche. Pour jouer au fashionisto, icône de mode lucide dans les boîtes de nuit sélectes.

Un total look Prada ou Givenchy Printemps-Été 2012 ou 2013. Avec cette Fashion Week je ne sais plus quelle collection porté tellement tout est beau dans l’une et dans l’autre. Je veux tout porter, tout mettre en valeur.

Un sac de plage de chez Balenciaga. C’est toujours bien d’avoir un sac de plage en raffia tressé. Ça fait Croisière et en plus c’est écologique****.

Summer !

Dessin inspiré de la campagne Printemps – Eté 2012 Dsquared.

Seigneur, ça y est ! Depuis des mois que j’y pense et maintenant l’été se trouve devant moi avec autant de promesses que j’ai carrément la peur au ventre !

Je suis allé faire mon premier shopping et j’ai acheté des shorts et tout ce qui va avec. Mais ce sera pour un prochain article.

Love.

Croisette !

Quand on va dans les grands événements du cinéma comme celui qui se passe à Cannes en ce moment, il y a des chances qu’on se perde très vite à cause du nombre de tous ces célébrités, ambitieux et prêt à tout pour devenir quelqu’un. On ne sait même plus quelle attitude adopter devant cet étalage de " m’as-tu vu ? ". Bref, on peut très vite devenir l’ombre de soi-même.

Chacun veut faire sa star, rêve de se faire prendre en photo comme dans les Fashion Weeks et aussi de se faire repérer par un grand réalisateur ou un acteur qui vous prendra sous son aile, et vous fera voir et connaître les glorioles du monde du cinéma.

Voici les différents types de mecs qu’on est susceptible de rencontrer sur notre chemin ou de voir défiler sur le tapis rouge :

Le producteur accroché à son téléphone. Avec son costume et sa chemise ouverte, il incarne la simplicité chic et est très difficilement repérable parce qu’il ne se déplace qu’avec son chauffeur. Il n’est pas là pour plaisanter, il est là pour conclure les prochains gros contrats des films à venir. Même quand il va faire la fête, c’est pour discuter avec George Clooney pour lui demander s’il a un prochain film dans deux ans ( parce que les films se préparent à l’avance ) et si non, il lui propose un rôle avec au final un bon gros chèque.

La nouvelle mascotte dans le métier. On le connaît et le reconnaît. Plutôt mignon, il a fait un grand nombre de films parce qu’il est drôle, courtois, séducteur et fin stratège dans les films qui constituent sa carrière. Il est là que pour quelque jours parce qu’il a un tournage super important dans le Sahara pour un film d’aventure qui sortira l’été prochain ( tout se fait encore une fois à l’avance ). Il évite faire la fête parce qu’un troupeau de filles vient le déranger, s’aggriper à lui et faire enfler une rumeur de tombeur qu’il n’est pas en général ( mais oui mais bien sûr! ).

Le Gourou du 7e art. Il est considéré comme un des monstres sacrés de l’industrie. Son CV est aussi lourd que les millions de recettes qu’il a ramené au box office. Il réside dans un hôtel 5 étoiles minimum ou sinon ce sera sur un yacht où on le verra faire la fête avec des lunettes Ray-Ban et une coupe à la main. Il psychote un peu à l’idée de se faire offrir une palme qui sera le reflet évident d’une fin de carrière.

Le mec prêt à tout ! C’est un parfait inconnu qui rêve de tourner, même dans un rôle de 20 secondes, dans un film à succès planétaire. Il aime faire des choses scandaleuses auquel les photographes répondent présent, va dans les bars branchés où il prend la pose en espérant qu’on s’intéressera à lui et croit qu’il réussira forcément en jouant la carte du mec pushy.

Le fêtard 24h/24. Qu’il soit célèbre ou simple débutant dans le monde du cinéma, tout ce qu’il sait c’est qu’il est là pour une bonne raison = profiter et mettre l’ambiance. Il entretient l’étiquette d’un Cannes festif en répondant à toutes ses envies en enchaînant les cocktails. Il cultive la philosophie nonchalante de son style, même en costume pour la remise des prix, en comptant sur son charme.
Son kiff ? Un mojito comme petit déjeuner admirant le lever du soleil.

L’Invisible. En général, c’est un journaliste discret ou un stagiaire timide qui découvre pour la première fois le monde tourbillonnant du showbiz. Avec son badge, il peut entrer partout où il veut, même aux coulisses. Il prend des notes, analyse tout ce qui bouge en rêvant de faire parti de ce monde qu’il effleure du doigt. Il n’espère rien ou pas grand chose car il connaît tout sur le monde
dans lequel il est plongé. Il se contente de profiter le plus possible de ce qui se présente à lui.

P.S. : L’illustration que j’ai faite est inspiré de la campagne Printemps-Eté 2012 de Dsquared.